The dative case (to / for someone)
The dative marks the indirect object — the recipient or beneficiary ('to/for someone'). Masculine and neuter nouns take -u (brat → bratu), feminine -a nouns take -i (sestra → sestri). It also follows prepositions like 'prema' and 'ka' and appears with verbs like dati, reći, pomoći.
Exemples
- Dajem knjigu bratu. I'm giving the book to my brother.
- Pišem sestri. I'm writing to my sister.
- Pomažem prijatelju. I'm helping a friend.
La leçon complète
Tout le contenu de la vidéo, en texte.
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Tu donnes un livre à quelqu'un, tu écris une lettre à quelqu'un, tu aides quelqu'un. Mais à qui ? En serbe, ce „à qui“ a son propre cas : le datif. Si tu le rates, la phrase sonne faux. Maîtrisons-le jusqu'au bout.
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Le datif est le cas du destinataire : celui qui reçoit quelque chose ou à qui l'action est destinée. Il répond à la question „kome?“ (à qui ?) ou „čemu?“ (à quoi ?). C'est ce qu'on appelle l'objet indirect : non pas ce que tu donnes, mais celui à qui tu le donnes.
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Voici comment se forment les terminaisons. Le masculin et le neutre prennent la terminaison „-u“ : „brat“ devient „bratu“, „dete“ devient „detetu“. Le féminin en „-a“ prend la terminaison „-i“ : „sestra“ devient „sestri“. Deux terminaisons : c'est le cœur du datif.
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Commençons par l'exemple le plus clair : le verbe „dati“, donner. Tu donnes un livre, mais à qui ? À „bratu“. Dajem knjigu bratu. Je donne le livre à mon frère. „Knjigu“, c'est ce que tu donnes : c'est l'accusatif. Et „bratu“, c'est celui à qui tu le donnes : c'est le datif, „brat“ plus „-u“.
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Maintenant le féminin. Tu écris une lettre, et la destinataire est la sœur. „Sestra“ perd son „-a“ et prend „-i“ : Pišem sestri. J'écris à ma sœur. Il n'y a même pas de mot pour „à“ : la terminaison „-i“ sur „sestri“ porte à elle seule le sens du destinataire.
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Et voici le verbe le plus important à retenir : „pomoći“, aider. En serbe, on n'aide pas quelqu'un à l'accusatif, on aide à quelqu'un. Le verbe „pomoći“ exige le datif : Pomažem prijatelju. J'aide un ami. „Prijatelj“ devient „prijatelju“ : datif, pas accusatif. C'est un piège dont nous reparlerons.
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Regardons les formes complètes sur un nom masculin et un nom féminin, pour qu'elles s'ancrent dans ta tête. „Brat“ au datif donne „bratu“, „sestra“ donne „sestri“, „majka“ donne „majci“ : remarque comment le „k“ devant „-i“ se change en „c“.
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Le datif n'apparaît pas seulement avec les verbes de don. Il vient aussi après certaines prépositions, le plus souvent „prema“ et „ka“, qui signifient un mouvement en direction de quelqu'un : Idem ka gradu. Je vais vers la ville. „Grad“ devient „gradu“ après la préposition „ka“. Ce serait pareil avec „prema gradu“.
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Il vaut la peine de mémoriser un groupe de verbes qui exigent toujours le datif, car l'anglais et d'autres langues les traduisent souvent avec un objet direct. Ce sont, entre autres : „dati“ (donner), „reći“ (dire), „pisati“ (écrire), „pomoći“ (aider), „verovati“ (croire) et „zahvaliti“ (remercier). Avec chacun d'eux, le destinataire passe au datif.
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Et maintenant le piège principal. Le verbe „pomoći“ en serbe exige le datif, pas l'accusatif. C'est pourquoi on dit „pomažem bratu“, et non „pomažem brata“. Il est facile de se tromper, car dans beaucoup de langues „aider“ prend un objet direct, mais en serbe c'est le destinataire, donc le datif.
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Le deuxième piège concerne le féminin. Avec les noms en „-ka“, la consonne „k“ devant la terminaison „-i“ se change en „c“. „Majka“ ne donne pas „majki“, mais „majci“. De même : „ruka“ donne „ruci“, „devojka“ donne „devojci“.
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Et un dernier exemple, pour tout rassembler. Deux objets dans la même phrase : ce que tu donnes à l'accusatif, celui à qui tu le donnes au datif. Dajem deci poklone. Je donne des cadeaux aux enfants. „Poklone“ : accusatif, ce que tu donnes ; „deci“ : datif, les destinataires.
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Récapitulons. Le datif est le cas du destinataire et répond à „kome?“ (à qui ?). Le masculin et le neutre prennent „-u“, le féminin en „-a“ prend „-i“. Il est exigé par des verbes comme „dati“, „reći“ et „pomoći“, ainsi que par les prépositions „prema“ et „ka“. Retiens : tu aides bratu, pas brata. Maintenant tu sais à qui va l'action.