Comment former le pluriel des noms en serbe (nominatif)
En français, le pluriel se résume presque toujours à ajouter un -s : chat → chats, livre → livres. Le serbe ne fonctionne pas ainsi, et c'est la première difficulté pour un francophone. En serbe, le pluriel en -s n'existe pas : la terminaison à ajouter dépend du genre du nom. Il y a trois schémas à mémoriser. Les noms masculins, qui se terminent généralement par une consonne, prennent -i au pluriel : student devient studenti et profesor devient profesori. Les noms féminins en -a remplacent ce -a par -e : žena (femme) devient žene, et knjiga (livre) devient knjige. Les noms neutres en -o ou -e prennent -a : selo (village) devient sela, et jezero (lac) devient jezera. Avant de mettre un nom au pluriel, il faut donc d'abord connaître son genre. Cela paraît demander un effort supplémentaire par rapport au français, mais les terminaisons sont régulières et deviennent automatiques avec la pratique. Voici maintenant les pièges. Les noms masculins d'une seule syllabe n'ajoutent pas simplement -i : ils insèrent d'abord -ov- (ou -ev- après une consonne « molle »). Ainsi grad (ville) devient gradovi, most (pont) devient mostovi, sin (fils) devient sinovi et kraj (région, fin) devient krajevi. Le débutant dit souvent « gradi » par analogie avec studenti, mais cette forme est fautive. Il existe aussi un changement de son. Lorsque le radical masculin se termine par k, g ou h, cette consonne s'adoucit devant le -i. C'est la sibilarisation : vojnik (soldat) devient vojnici, et non « vojniki ». La plus grande erreur du francophone est de vouloir ajouter un -s. Il n'y a pas de « grads », pas de « ženas », pas de « selos ». Le serbe choisit -i, -e ou -a strictement selon le genre. Maîtrisez d'abord les trois schémas, ajoutez ensuite l'insertion -ov-/-ev- et la sibilarisation, et le pluriel serbe vous viendra naturellement.
Exemples
- gradovi cities
- žene women
- sela villages
La leçon complète
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Un grad. Et comment dire quand il y en a plusieurs? On n'ajoute pas simplement un -s à la fin. Le pluriel serbe a ses propres règles, et elles dépendent du genre.
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C'est la forme du sujet, la réponse à la question qui ou quoi?. Et la terminaison dépend du genre du nom.
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Trois genres, trois terminaisons. Le masculin prend -i, les noms féminins en -a prennent -e, et le neutre prend -a. Retiens: i, e, a.
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Commençons par le féminin. Žena finit en -a; au pluriel ce -a devient -e — žene. žena → žene
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Pareil avec knjiga: il finit en -a, donc le pluriel est knjige. knjiga → knjige
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Maintenant le neutre. Selo finit en -o; au pluriel ce -o devient -a — sela. selo → sela
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Ainsi jezero donne jezera aussi: encore une fois, le -o passe à -a. jezero → jezera
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Maintenant le masculin. Les noms longs sont faciles: student prend -i — studenti, et profesor devient profesori. student → studenti
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Mais attention aux masculins courts: c'est là qu'on se trompe le plus. Grad ne fait pas gradi. On insère -ov-, ce qui donne gradovi. Beaucoup de monosyllabes marchent ainsi.
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Ainsi most donne mostovi, sin donne sinovi. Après une consonne molle, on a -ev-: kraj devient krajevi. most → mostovi · kraj → krajevi
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Un dernier détail: quand le radical finit en k, g ou h, ce son change devant le -i. Vojnik devient vojnici. vojnik → vojnici
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Le plus grand piège: on n'ajoute pas de -s à la fin. Gradovis ou ženas n'existent pas. Le serbe choisit la terminaison selon le genre: i, e ou a.
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Regarde les trois genres ensemble: masculin en -i, féminin en -e, neutre en -a. On reconnaît d'abord le genre, et on connaît la terminaison.
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Récapitulons: masculin -i, féminin -e, neutre -a. Les masculins courts insèrent -ov- ou -ev-. Et jamais de -s à la fin.