Les pronoms possessifs en serbe : moj, tvoj, njegov, njen
Le serbe possède sept pronoms possessifs : moj (mon), tvoj (ton), njegov (son, à lui), njen (son, à elle), naš (notre), vaš (votre), njihov (leur). Bonne nouvelle pour un francophone : le principe de base vous est déjà familier. En français, le possessif s'accorde avec le nom qui suit, pas avec le possesseur — on dit mon frère mais ma sœur. En serbe, c'est exactement la même logique : le possessif s'accorde en genre, en nombre et en cas avec la chose possédée, jamais avec celui qui possède. Observez la terminaison de moj. Devant un nom masculin, il reste moj : moj brat (mon frère). Devant un féminin, il prend -a : moja sestra (ma sœur). Et devant un neutre, il prend -e : moje. Ce troisième genre, le neutre, n'existe pas en français — c'est le seul point vraiment nouveau pour vous. Retenez le trio moj / moja / moje comme on retient mon / ma, en y ajoutant simplement la forme neutre. Là où le serbe vous facilite la vie, c'est avec la troisième personne. En français, sa sœur peut désigner la sœur d'un homme ou d'une femme : le possessif s'accorde avec sœur, et l'identité du possesseur reste ambiguë. Le serbe lève cette ambiguïté. Pour « à lui », on emploie njegov ; pour « à elle », njen. Vous savez donc d'emblée de qui l'on parle. Mais attention : la terminaison continue, elle, de s'accorder avec le nom. Ainsi njen muž signifie « son mari à elle ». Le mot njen reste njen — sans -a — parce que muž (mari) est masculin, même si la possédante est une femme. Le possessif vous dit deux choses à la fois : njen indique que la propriétaire est une femme, et sa forme s'aligne sur le genre masculin de muž. L'erreur numéro un des débutants consiste à accorder le possessif avec le possesseur, par réflexe. On entend ainsi « moj sestra », comme si moj devait rester masculin parce qu'on est un homme. C'est faux : sestra est féminin, donc on dit moja sestra, que l'on soit homme ou femme. Le possessif épouse toujours le nom, point. Dernier élément : comme tout en serbe, ces possessifs se déclinent selon les sept cas. La forme change donc encore selon la fonction du nom dans la phrase. Pour vaš, retenez le parallèle avec votre : c'est le possessif du vouvoiement et du pluriel. Commencez par maîtriser le nominatif et le trio de genres ; les cas viendront naturellement avec la pratique.
Exemples
- moj brat my brother
- moja sestra my sister
- njen muž her husband
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Un homme dit de sa sœur moja sestra, pas moj. Pourquoi la forme féminine? Parce qu'en serbe le possessif ne s'accorde pas avec le possesseur, mais avec la chose possédée.
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Les possessifs disent à qui appartient quelque chose. Voici les sept: moj, tvoj, njegov, njen, naš, vaš et njihov.
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Moj, c'est mon; tvoj, ton; njegov, son; njen, son; naš, notre; vaš, votre; njihov, leur. Vaš est aussi la forme polie pour une personne que l'on vouvoie.
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Maintenant le plus important. En serbe le possessif s'accorde en genre avec le nom qu'il décrit. Pas avec le possesseur, mais avec la chose possédée.
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La forme suit le genre du nom. Le masculin reste — moj. Le féminin prend -a — moja. Le neutre prend -e — moje.
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Commençons. Brat, frère, est masculin, donc moj reste sous sa forme de base: moj brat
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Sestra, sœur, est féminin, donc moj devient moja — même si je suis un homme. Ce qui compte, c'est le genre du nom. moja sestra
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Et dete, enfant, est neutre, donc moj devient moje, avec la terminaison -e: moje dete
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Même principe avec tvoj. Devant le nom féminin knjiga, livre, il devient tvoja. La terminaison suit toujours le genre du nom. tvoja knjiga
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Maintenant njegov et njen. Njegov veut dire son — le possesseur est un homme. Sin, fils, est masculin, donc ça reste njegov: njegov sin
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Njen veut dire son — la possesseuse est une femme. Mais muž, mari, est masculin, donc la forme est njen: elle suit muž, pas elle. C'est le nom qui change la terminaison, pas le possesseur. njen muž
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Et les possesseurs au pluriel. Avec le nom grad, ville, qui est masculin, on dit: naš grad
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Voici l'erreur la plus fréquente. Un homme pense je suis un homme et dit moj sestra. Mais sestra est féminin: il faut moja sestra. C'est le genre du nom qui décide, pas toi.
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Récapitulons. Sept pronoms: moj, tvoj, njegov, njen, naš, vaš, njihov. Tous s'accordent avec le nom — -a au féminin, -e au neutre. C'est le nom qui change la forme, pas le possesseur.